[Focus Karayib] Stéphane Castry et son album “Basstry Therapy”

Quand j’ai recommencé à écouter de la musique antillaise il y a un peu plus de trois ans désormais, je faisais des allers-retours entre le zouk et la dancehall. Le jazz caribéen se retrouvait sur ma route, mais l’univers n’était pas en phase pour que je me pose et prenne le temps d’écouter. En tout cas, je n’en lisais que du bien au point où je commençais à redouter de trouver le genre surcôté.

Arnaud Dolmen a été le premier d’une longue liste d’artistes à me prouver à quel point le jazz caribéen mérite toutes les louanges qu’on lui chante. #isaidwhatisaid

Aujourd’hui, je vous parle de Stéphane Castry. Je voyais ce nom depuis un peu plus d’un an, mais comme j’ai du mal à regarder tout instrument qui n’appartient pas à ma sainte trinité (saxophone, piano, batterie and in that order), je n’ai pas cherché à écouter. Et puis j’ai assisté au concert de Jocelyne Béroard à la Cigale l’année dernière. Quand son bassiste (j’ai oublié son nom, d’ailleurs) a fait son solo de présentation, j’ai vu la lumière. La basse est un instrument trop cool. J’étais tellement hypée que j’ai acheté “Basstry Therapy” directement quand le nom Stéphane Castry est repassé sur mes réseaux sociaux en septembre. Achat musical du mois. Pour un Guadeloupéen, en plus. Je partais du principe que tout titre de jazz caribéen jouerait sur ma corde sensible nostalgie. Clairement, je n’étais pas prête.

Moi pendant l’écoute des titres uptempo

Moi pendant l’écoute des titres slow tempo

J’ignorais que rythmes traditionnels caribéens et funk pouvaient se marier aussi bien. Je découvre, d’accord ? J’ai encore beaucoup à apprendre, I know ! J’écoute l’album en boucle depuis cinq mois pour me donner un peu de baume au coeur parce que le quotidien est difficile à supporter parfois. J’essaye de passer à autre chose, mais c’est encore difficile pour l’instant. D’autant plus après avoir entendu mes morceaux préférés en live.

Après avoir raté le concert d’octobre, j’étais au taquet pour celui de février au Club Nubia. Entendre “Péyi La”, “Like A Funny Story” et “Basstry Therapy” en live était une e.x.p.é.r.i.e.n.c.e. surtout que Stéphane Castry était accompagné de grands musiciens que je voulais voir sur scène. Je sens qu’un focus Sonny Troupé s’écrira de lui-même quand j’aurai organisé mes sentiments. Je ne suis pas encore remise du breakdown dans “Basstry Therapy” où il n’y a que la batterie et la basse.

“Basstry Therapy” est une invitation à ouvrir ses horizons. Ecouter cet album, c’est recharger ses batteries, se donner de l’énergie pour affronter la vie.

Crédit Photo : Instagram de Stéphane Castry