Mes lectures 2019 – For the mind (1/4)

Je tente un récapitulatif de mes lectures 2019. Dans le podcast “Jamais Sans Mon Livre”, j’avais évoqué mes lectures de 2018. Je m’étais fixée pour objectif de lire 36 livres soit 3 livres par mois. Challenge relevé. En regardant ma liste Goodreads, je me suis rendue compte que je pouvais classer mes lectures en quatre groupes. Commençons par le commencement…

Des lectures pour augmenter mes connaissances

Depuis que j’ai arrêté mes recherches pour la fac, j’avais du mal à lire des livres hors fiction. Je m’y suis remise progressivement cette année avec des sujets qui m’intéressent et qui nourrissent mes réflexions pour donner du contenu à mon podcast Karukerament.

Du cheveu défrisé au cheveu crépu de Juliette Sméralda

C’est ZE sociologue sur la question du cheveu noir dans une société occidentale. C’est le premier ouvrage que j’ai lu d’elle… Je pense que le lire en 2019 est toujours intéressant. Il permet de voir les différences de perception depuis 11 ans. J’ai particulièrement été sensible à la partie témoignage puisque c’est une parole de la génération de mes parents qui est rarement mise en avant sur ces questions.

Culture et pouvoir dans la Caraïbe de Dany Bébel-Gisler et Laënnec Hurbon

C’est un ouvrage en créole et en français de 1975 qui donne un aperçu des débats qui agitaient la société guadeloupéenne à cette époque et surtout comment le créole est un enjeu de pouvoir.

Genèse du zouk de Gérald Désert

C’est un ouvrage de 2018 que j’ai lu pour préparer ma communication pour le colloque sur le zouk en juin 2019. C’est un récapitulatif détaillé de l’évolution du zouk de Kassav.

Black feminist thought de Patricia Hill Collins

J’en entends parler depuis plusieurs mois. C’est ma nouvelle bible pour ce qui est de la représentation des femmes noires dans l’imaginaire collectif. Cet ouvrage décrit en quoi les femmes noires sont productrices de pensées, d’analyses sur leur propre condition. Le monde académique les rejette au nom d’un supposé manque d’objectivité parce qu’elles sont leur sujet d’étude. Patricia Hill Collins explique que c’est justement leur vision de l’intérieur qui donne de la légitimité à leur lecture du monde qui les oppresse. Elles doivent développer leurs propres plateformes de diffusion de savoir.

Primetime Blues : African American on Network Television de Donald Boggle

C’est ZE bible sur la représentation des Noirs dans les séries US. Il se lit comme une saga. La seule chose qui manque, ce sont des photos parce que les actrices et acteurs évoqués ne sont pas forcément connus hors de l’Amérique du Nord. Je veux le même ouvrage sur la télévision française.

Éloge de la créolité de Jean Barnabé, Raphaël Confiant et Patrick Chamoiseau

C’est un manifeste court et facile à lire pour toute personne se revendiquant Caribéenne. Je n’en dis pas plus.

The Korean Wave : Korean Media Go Global sous la direction de Youna Kim

J’attends un ouvrage universitaire qui m’apporte un regard neuf sur la Hallyu. Celui-ci date de 2013 et est déjà dépassé, car personne n’avait anticipé le succès de BTS ni la déchéance de la seconde génération K-Pop. Néanmoins, je pense qu’il est une solide introduction à la Hallyu.