Conversation Mwen Me Moi – édition universitaire

Comme indiqué dans le titre, cette conversation Mwen Me Moi concerne l’université. J’ai ce projet d’articles depuis plus d’ un an, mais mes réflexions étaient encore trop prématurées pour l’écrire.

Beaucoup de souvenirs blessants et de souffrance à analyser. Prise de conscience que je ne suis pas la seule à remettre en cause dans l’équation. Le monde académique est un système avec ses codes, ses préjugés et ses exceptions…

J’aime faire des recherches, j’aime réfléchir sur le fonctionnement de la société. C’est pour cette raison que je m’intéresse à la fiction audiovisuelle depuis toujours. Les histoires mises en scène reflètent un mode de représentation qui traduit une perception spécifique de la réalité. A l’époque de mon Master d’histoire, la recherche scientifique sur les séries françaises se limitait à l’analyse du processus de production (enjeu politique et économique). Les quelques travaux sur la représentation se concentraient sur des questions précises comme la représentation des femmes, l’homosexualité, le genre policier…

Avec le recul, je me rends compte de mon haut degré de naïveté et/ou d’inconscience pour m’être lancée sans filet dans mes recherches sur les séries jeunesse françaises il y a une dizaine d’années. Je vous passe les moments de solitude et de doutes que tout chercheur connaît. Je les ai vécu puissance 1000 (sans exagérer) parce que j’ignorais les codes du monde académique, parce que je n’avais pas conscience du système où l’absence de mes semblables était et est organisée.

Peut-on intégrer ce système ? C’est la question à laquelle je cherchais désespérément une réponse positive pendant mes études.

Veut-on intégrer ce système ?… C’est la question que je me posais en évaluant au fur et à mesure le coût psychologique que j’avais déjà payé. Et j’y réfléchissais encore quand deux opportunités se sont présentées cette année. Deux opportunités qui m’ont poussée à envisager la question sous un autre angle : comment exister dans un système ?

Je ne suis qu’au début de ce cheminement qui s’annonce difficile logistiquement mais gratifiant scientifiquement. Cette voie que je me construirais, elle sera mienne. Peu importe qu’on me dise que c’est impossible, que ce n’est pas comme ça fonctionne. J’en suis capable.

Je ferai certainement une mise à jour dans quelques années voire quelques mois. Plus qu’une “historienne du dimanche”, moins qu’une historienne 3.0… Pour l’instant, je me définis comme une apprentie historienne du 22ème siècle. Restez connectéEs.