(scroll down for the English translation)
« Love & Basketball est une histoire d’horreur. » « Que ce genre d’amour ne me trouve jamais. » « Love & Basketball est une histoire d’amour où il n’y a que des épreuves inutiles »…
*bruit de disque rayé*
Pardon, qu’entends-je ? Certes, on peut avoir différentes interprétations du film, car c’est de l’art. L’art est subjectif. Le film n’est pas parfait, mais de quel genre d’épreuves inutiles parlons-nous ici ? Quand Monica s’est-elle sacrifiée pour Quincy ? Quand Quincy lui a-t-il demandé de changer qui elle était ? Je ne comprends vraiment pas pourquoi de plus en plus de femmes dans la vingtaine et plus jeunes choisissent ce film comme exemple de ce que l’amour ne devrait pas être, alors que ce film est en fait l’un des rares à nous montrer l’amour de manière réaliste du point de vue d’une femme noire.
Depuis la COVID et l’essor des podcasts, le vocabulaire du coaching amoureux et celui de la santé mentale se mélangent et se répandent en ligne : déclencheur, prendre soin de soi, poser des limites, violence psychologique, paix, alignement, vie douce, toxicité, homme/femme de haute valeur, etc. En tant que femme noire, je m’intéresse davantage aux contenus qui abordent ces sujets du point de vue d’une femme noire. Cependant, j’ai remarqué au cours des cinq dernières années que les contenus sur l’amour se concentrent sur ce que les femmes ne devraient pas donner. Les contenus qui parlent de la manière de recevoir de l’amour, de voir l’amour dans les plus petits gestes et de se sentir aimée ne suscitent pas le même enthousiasme. Pire encore, des mots tels que « responsabilité » sont utilisés sans se demander à quoi cela ressemble lorsque c’est vous qui êtes tenu responsable d’assumer vos actes. Je pense qu’une série comme « Insecure » a très bien réussi à montrer que nous ne sommes pas toujours les meilleurs amis que nous pensons être, que nous ne sommes pas toujours aussi ouverts d’esprit que nous le prétendons et que nous pouvons apprendre de nos erreurs. Les personnages avaient des défauts, tout comme dans « Love & Basketball » environ 20 ans plus tôt.
L’amour n’est pas parfait, l’amour n’est pas linéaire. L’amour a ses hauts et ses bas. L’amour consiste à trouver l’équilibre entre nos désirs, nos rêves en tant qu’individu, et les désirs, les rêves de notre partenaire. Il doit y avoir une réciprocité pour éviter le ressentiment et l’amertume qui accompagnent les compromis transformés en sacrifices. Je suis d’accord, l’amour ne fait pas mal. Mais si tu es en couple, il y aura des moments douloureux. Non pas parce que l’autre veut te faire du mal, mais parce que la personne que tu aimes te montrera une image de toi-même que tu n’aimeras pas toujours. Tu lui montreras une version d’elle-même qu’elle n’aimera pas toujours. Ce qui compte, c’est la façon dont on surmonte ces moments ensemble ou chacun de notre côté. Et c’est exactement ce qu’illustre « Love & Basketball ».
5 leçons que “Love & Baskeball” nous donne sur l’amour
1. L’amour, c’est accepter l’autre sans vouloir le/la changer
Le petit Quincy est plein d’idées misogynes. Il se dispute avec Monica parce qu’elle ne se conforme pas à un rôle genré d’une manière qu’il n’aurait jamais cru possible. La séquence du premier quartant est importante car elle reflète la façon dont deux enfants veulent être amis mais n’y parviennent pas en raison des normes de genre que leurs parents leur imposent.
Au lycée, il n’invite pas Monica au bal, mais il veut savoir avec qui elle y va. Il ne cherche pas non plus à séduire d’autres filles. Il sort avec Shawny uniquement parce qu’elle le lui a demandé, mais il n’essaie même pas de coucher avec elle.
À l’université, alors qu’ils sont officiellement en couple, Monica ne change ni sa façon de s’habiller ni sa coiffure. Quincy ne le lui demande pas. Il la rassure même en lui disant qu’elle est la seule qui compte.
À l’âge adulte, Quincy se repose chez ses parents pendant les derniers jours avant son mariage et il la voit se débattre avec ses talons hauts. Elle ressemble exactement à ce que sa mère a toujours voulu qu’elle soit, mais il voit qu’elle n’est pas elle-même et il lui fait la remarque.
2. L’amour, c’est connaître et soutenir les rêves de l’autre
Le petit Quincy ne comprend pas qu’une fille puisse être douée au basket, mais il comprend que la petite Monica est passionnée par ce sport. Lui, son intérêt pour le basket vient principalement du fait qu’il veut se sentir proche de son père.
Au lycée, Monica a du mal à montrer son talent et risque de ne pas être recrutée pour l’université. Quincy lui suggère de modérer son comportement sur le terrain, non pas parce qu’il veut la contrôler, mais parce qu’il comprend qu’elle se met des bâtons dans les roues pour atteindre son objectif. Oui, comme elle l’a dit, c’est injuste que les joueurs masculins puissent se permettre de dire n’importe quoi et qu’elle doive se comporter comme une dame, mais c’est ainsi.
Ce point est totalement sujet à interprétation, mais pourquoi Quincy attend-il que Monica reçoive sa lettre d’admission pour lui dire qu’il va aussi à l’USC ? De toute évidence, lorsqu’elle lui demande de lire sa lettre, il sait déjà dans quelle université il va aller. Je veux croire qu’il était aussi anxieux qu’elle parce qu’il voulait être avec elle.
À l’université, Monica n’a pas la vie aussi facile que Quincy, mais il l’écoute se plaindre. Ils font leur séance de récupération ensemble. Nous n’avons qu’une seule séquence, mais la façon dont elle est filmée montre que c’est une routine pour eux… Il aurait pu être avec ses coéquipiers, mais il choisit volontairement de rester avec elle.
À l’âge adulte, elle lui rend visite à l’hôpital. Il veut lui reprocher d’avoir abandonné le basket, mais sa fiancée l’interrompt. Une fois mariés, elle devient basketteuse professionnelle, et il est là, au bord du terrain, avec leur fille, pour l’applaudir d’avoir réalisé son rêve.
3. L’amour, c’est se donner mutuellement l’espace dont on a besoin
Au lycée, l’honnêteté est la base de leur dynamique. Ils se reprochent mutuellement leur comportement passable, mais ils passent outre lorsque l’autre ne peut pas le supporter. On le voit dans la scène de la voiture. Monica frappe Quincy, elle lui répond. Leur amitié ne repose pas sur le fait qu’ils sont d’accord sur tout. Leur amitié repose sur un soutien mutuel, même lorsqu’ils sont en désaccord.
À l’université, il s’effondre. Alors qu’il aurait dû communiquer sur le fait qu’il a besoin d’elle, il ne se met pas en travers de son chemin. Il ne la manipule pas émotionnellement pour qu’elle reste à ses côtés après son couvre-feu. Ils ont tous les deux raison dans leur façon de gérer la situation. Tout n’est pas toujours noir ou blanc. Deux vérités peuvent coexister en même temps. Ce qui importe, c’est que Monica ne se trahit jamais, peu importe à quel point elle aime Quincy.
Quand elle lui rend visite à l’hôpital, il lui rappelle qu’il a essayé de la contacter pendant qu’elle était en Europe. C’est elle qui n’a jamais répondu à ses appels parce que son répondeur ne fonctionnait pas bien, donc elle n’a jamais eu les messages…
Il ne la croit pas, et nous ne la croyons pas non plus. Mais il laisse tomber parce qu’il respecte son choix. Elle avait raison d’être en colère après la façon dont les choses s’étaient terminées entre eux, mais ils étaient d’abord amis. En tant qu’ami, il a essayé d’être là pour elle pendant son absence, mais elle l’a ignoré.
4. L’amour, c’est savoir quand diriger et quand se laisser diriger
Ils sont tous deux émotionnellement immatures. Leur histoire d’amour se déroule dans les années 90… Pouvons-nous arrêter de projeter notre vision des années 2020 sur ce qu’ils auraient dû faire ou ne pas faire ? Pouvons-nous nous concentrer sur ce qu’ils ont fait de bien ?
Au lycée, c’est Monica qui l’embrasse en premier. C’est Monica qui décide d’avoir des relations sexuelles avec lui. Il ne la presse pas. Il pratique le sexe sans risque. J’aime le fait que, même s’ils n’en ont pas discuté, il ne fait aucun doute que c’est la bonne façon de faire. Quincy et Monica montrent ce que devrait être la norme basique lorsqu’il s’agit d’être une personne responsable dans ce domaine. Si tu te sens assez mature pour coucher avec quelqu’un, cela devrait te tenir à coeur de te protéger. C’est pourquoi je suis encore effarée de voir que la sexualité de Keisha ait été si mal traitée dans « Forever ».
Quand ils sont à l’université, là encore, ce point est sujet à interprétation, mais la scène du couvre-feu est la première fois que Monica ne peut pas être là pour lui. Au lycée, ils passaient toute la nuit ensemble quand il ne pouvait pas gérer ses problèmes familiaux. C’est pourquoi il n’a jamais pu développer par lui-même des mécanismes d’adaptation sains. Rappelons-nous qu’ils ont à peine 18/19 ans. Ils en sont encore au stade infantile de leur vie d’adulte. Nous sommes dans les années 90, une époque où l’on ne parlait pas d’amour et de communication aussi ouvertement qu’aujourd’hui. Leurs parents font preuve de dynamiques dysfonctionnelles différentes.
C’est pourquoi j’adore la scène de rupture. Certains disent que Monica supplie Quincy dans cette scène. Tout ce que je vois, c’est une jeune femme qui exprime ses besoins et invite son partenaire à s’exprimer sur les siens. Ce n’est pas ce que j’appelle supplier. Monica fixe clairement ses limites. Mais lorsqu’elle fait marche arrière parce qu’elle est jeune et amoureuse, Quincy ne la laisse pas faire. Il sait qu’elle a raison, mais il n’est pas capable d’être l’homme qu’il devrait être (c’est lui qui dit qu’il a plein de choses à gérer et ne peut pas être présent pour elle), alors plutôt que de la blesser davantage ou d’être un fardeau pour elle, il respecte ses limites… Et c’est quelque chose auquel tous les vrais couples doivent faire face à un moment donné. Quand l’un des deux traverse une période qui bouleverse sa vie, de quel type de soutien a-t-il besoin ? Je pense que Quincy a surtout peur de trouver la réponse, car c’est un domaine totalement nouveau pour lui. Il ne maîtrise pas la situation et n’a pas de plan d’action déjà prêt. Rompre à ce stade est la meilleure option pour eux deux. Il saute sur l’occasion lorsqu’elle le suggère, car il n’est pas capable de le faire lui-même, mais il ne veut pas non plus se mettre en travers de son chemin.
Quand ils sont adultes, Monica le confronte à ses sentiments. Les gens sont choqués parce qu’ils voient une femme courir après un homme qui est fiancé à une femme qu’il n’aime pas. Je vois Monica entrer dans l’espace qu’il a créé pour qu’elle vienne à lui. Pourquoi reste-t-il chez sa mère au lieu de rester chez lui ? Pourquoi avoue-t-il qu’il n’est pas honnête avec sa fiancée au sujet de la vie qu’il souhaite mener ? Pourquoi accepte-t-il cette partie de basket ridicule alors qu’il sait qu’il va se marier dans deux semaines ? Parce que, hourra pour les normes patriarcales, il l’a déjà choisie. Pourquoi ne pas le dire plus tôt ? Parce qu’elle l’ignore depuis cinq ans…
Encore une fois, ce point est sujet à débat, mais la courte séquence à l’hôpital montre que Kyra est peut-être une femme bien, mais qu’elle n’est pas la femme qu’il faut à Quincy, quoi qu’il en soit. Et il le sait. Bien que je comprenne la compassion collective à son égard, je ne comprends pas pourquoi les gens ne se réjouissent pas qu’elle ait échappé à un mariage sans amour… Revenons au point culminant du film. Ce que je vois, c’est Monica qui ne le laisse pas fuir alors qu’il n’est pas dans le bon état d’esprit, comme elle l’a fait il y a cinq ans. Ce que je vois, c’est Monica qui le rappelle à l’ordre, comme elle l’a toujours fait, lorsqu’il n’agissait pas correctement. Le basket-ball est leur langage amoureux. Je ne comprends pas pourquoi cette séquence est désormais qualifiée de gênante, alors que nous voyons à quel point ils ont eu du mal à communiquer avec des mots pendant près de deux heures... Il avait autant le droit d’exprimer sa frustration que Monica. Le fait qu’il utilise leur partie de 10 minutes pour déterminer si Monica est toujours l’avenir qu’il souhaite est le minimum après qu’elle l’ait ignoré pendant cinq ans.
5. L’amour, c’est prendre ses responsabilités (et cela va dans les deux sens)
Je pense que ceux qui qualifient aujourd’hui Quincy de toxique prouvent que nous ne savons toujours pas comment gérer les sentiments des hommes noirs. Nous voulons qu’ils expriment ce qu’ils ressentent, mais lorsqu’ils le font, nous nous empressons de les critiquer et de leur dire qu’ils ne devraient pas ressentir ce qu’ils ressentent. L’histoire construit soigneusement le personnage de Quincy pour montrer son combat pour devenir un homme. Il n’est peut-être pas un gentleman. Il n’est peut-être pas un gentil mauvais garçon. Il n’est certainement pas un adorable intello. L’adolescent Quincy et l’étudiant Quincy se situent à mi-chemin entre ces stéréotypes hollywoodiens qui ne permettent pas aux garçons d’être vulnérables. Surtout pour les garçons noirs. Ainsi, lorsqu’il s’écroule et finit par manquer de respect à Monica, il a tort, mais il maintient ce manque de respect à un niveau qu’ils peuvent oublier sans trop blesser leur ego. Par exemple, il aurait pu coucher avec d’autres femmes et même avoir un enfant. Il ne l’a pas fait. Voici la vidéo-essai de F.D Signifier datant de 2021 qui explique en détail pourquoi Quincy est l’une des rares représentations nuancées des hommes noirs. Je ne suis pas d’accord avec tout, mais ce avec quoi je ne suis pas d’accord repose sur l’interprétation que Gina Prince-Bythewood laisse délibérément ouverte.
Peut-être manque-t-il une scène d’excuses ou au moins une discussion sur le comportement de Quincy à l’université pour prouver au public qu’il est conscient de son comportement erratique. Peut-être qu’en 2000, ce genre de scène montrant un jeune homme noir vulnérable ne semblait pas nécessaire. Cependant, le fait qu’il lui ait laissé des messages vocaux qu’elle a ignorés laisse penser qu’il s’est excusé auprès d’elle, ou du moins qu’il voulait le faire. Il a blessé Monica, mais la vie l’a forcé à assumer. Il a dû se reconstruire sans elle. Il a fait de son mieux pour suivre les traces de son père et devenir l’homme que son père n’avait pas été. Sa carrière professionnelle n’a pas marché, mais il ne s’est pas retrouvé contraint de se marier parce qu’il avait mis quelqu’un enceinte. Pourtant, ce n’était pas sa voie, et il l’a finalement compris. C’est ça, devenir adulte. De son côté, Monica a connu le succès. Elle a remporté des championnats en Europe, a eu quelques relations amoureuses sans lendemain. Alors quand elle est revenue aux États-Unis, Quincy était plus une excuse qu’une raison. C’est un autre point sujet à débat, mais Monica avait déjà accompli tout ce qu’une joueuse pouvait accomplir à l’époque, et elle n’aimait pas vivre à l’étranger ! Quincy veut qu’elle assume la vie qu’elle veut mener, et Monica veut qu’il fasse de même.
Bonus. L’amour, c’est être intentionnel
J’ai l’impression que les gens en veulent à Monica d’avoir obtenu le mariage, la fille adorable et la carrière de rêve en tant que basketteuse sans avoir fait de sacrifices… Ce n’est pas parce que le célibat et/ou le choix de ne pas avoir d’enfants sont les nouveaux sujets brûlants sur les réseaux sociaux que les femmes devraient avoir honte de vouloir être en couple et devenir mères. J’ai remarqué que « Waiting to Exhale » suscite également des réactions négatives aujourd’hui parce que les personnages veulent aimer et être aimés… Les personnages peuvent subvenir à leurs besoins, alors pourquoi l’amour ne pourrait-il pas être leur priorité à ce stade de leur vie ? Depuis quand vouloir aimer et être aimé est-il devenu embarrassant ? Ne pas faire de compromis sur ses rêves ne signifie pas qu’il faille payer le prix de ne jamais connaître l’amour romantique et/ou de ne jamais devenir parent.
« Love & Basketball » nous montre que la vie consiste à aller chercher ce que l’on veut, indépendamment de ce que la société juge approprié. Peut-être que les gens sont mal à l’aise avec le fait que Monica suive ses envies parce qu’elle est une femme. En fin de compte, elle gagne d’une manière que la société nous dit impossible. Je ne vois pas pourquoi Monica et Quincy divorceraient après tout ce qu’ils ont traversé pour être ensemble, mais dans l’ensemble, admettons qu’ils finissent par divorcer, je pense qu’ils seraient d’excellents coparents, car ils se sont toujours souciés du bonheur de l’autre, même si cela signifiait être séparés.
Ainsi, « Love & Basketball » n’est pas une histoire de grands gestes romantiques. Il n’y a pas de grande déclaration d’amour de la part d’un homme ou de grands moments de désespoir de la part d’une femme qui serait bloquée dans sa vie parce qu’elle n’est pas avec l’homme qu’elle aime. Bien qu’elle ne corresponde pas aux normes de genre, Monica n’a pas besoin de changer qui elle est pour que Quincy l’aime. Ce n’est pas un conte de fées hollywoodien. Il ne correspond pas à la définition hollywoodienne d’une histoire d’amour. Il ne dissimule pas la toxicité sous le masque d’un amour idéal. Les deux personnages ont des comportements « toxiques » parce que c’est leur première relation. Le film s’appuie sur cela pour montrer comment on peut contourner cette « toxicité » et s’en affranchir. Peut-être que les critiques négatives dont le film fait l’objet aujourd’hui sont dues au fait que nous avons passé les 20 dernières années à le célébrer sans vraiment parler de ce qui en fait une si bonne histoire sur le passage à l’âge adulte. Mais le fait qu’on continue à en parler aujourd’hui prouve que c’est réellement un classique.
« Love & Basketball » résume une époque révolue, mais que nous ne devons pas oublier. Il nous permet de voir tous les progrès que nous avons accomplis. Il révèle ces petites choses à travers lesquelles les enfants et les adolescents noirs ont appris l’amour dans leur famille aux comportements dysfonctionnels. Il souligne à quel point devenir adulte consiste à déconstruire ce que nous pensions être l’amour et à écrire notre propre définition. Et c’est DIFFICILE. Personne n’agit de la bonne façon à chaque fois, mais chacun doit trouver la façon qui lui convient. C’est ça, l’amour.
“Love & Basketball is a horror story.” “May that kind of love never find me.” “Love & Basketball is a struggle love story”…
*record scratch*
I’m sorry, say what now? Granted, we can have various interpretations of the film because it’s art. Art is subjective. The film ain’t perfect, but what kind of struggle are we talking about here? When has Monica ever sacrificed herself for Quincy? When has Quincy ever asked her to change who she was? I’m so confused why more and more women in their 20’s and younger choose this film as an example of what love shouldn’t be, when this film is actually one of the few showing us love in a realistic way from a Black woman perspective.
Since COVID and the rise of podcasts, love coaching vocabulary and mental health vocabulary have been mixing and spreading online: trigger, self-care, boundaries, emotional abuse, peace, alignment, soft life, toxicity, high-value man/woman, etc. As a Black woman, I engage more with content tackling such subjects from a Black woman perspective. However, one thing I’ve noticed in the past 5 years is the struggle love content focuses on what women shouldn’t give. The content talking about how to receive love, how to see love in the smallest gestures, and how to feel loved doesn’t trigger the same enthusiasm. Even worse, words like accountability get thrown around without questioning what it looks like when you’re the one held accountable. I think a show like “Insecure” did a great job at portraying how we’re not always the best friend that we think we are, we’re not always as open-minded as we claim we are, and we can learn from our mistakes. The characters were flawed just like in “Love & Basketball” about 20 years earlier.
Love isn’t perfect, love isn’t linear. Love has its highs and lows. Love is about figuring out the balance between your desires, your dreams are as an individual, and the desires, the dreams that your partner has. There must be reciprocity to avoid resentment and bitterness that come with compromises turned into sacrifices. I agree, love doesn’t hurt. But if you’re in a relationship, there will be hurtful moments. Not because the person wants to hurt you, but because the person you love will show you a reflection of yourself that you may not always like. You will show them a version of themselves that they may not always like. What matters is how you overcome these moments together or on your own. And that is exactly what “Love & Basketball” portrays.
5 love lessons from “Love & Basketball”
1.Love is embracing the other for who they truly are
Little Quincy is full of misogynistic views. He fights with Monica because she doesn’t conform to a gender role in a way he never thought possible. The first quarter sequence is important because it reflects how two kids want to be friends but can’t figure it out within the performative gender norms their parents project onto them.
When they’re in high school, he doesn’t ask Monica to the dance, but he wants to know who she’s going with. He doesn’t seek out other girls either. He only goes out with Shawny because she asked her to, but he doesn’t even try to sleep with her.
When they’re in college, and they’re officially a couple, Monica doesn’t change the way she dresses or styles her hair. Quincy doesn’t ask her to. He even gives her reassurance that she’s his girl.
When they’re both adults, Quincy rests at his parents’ house during the last few days before his wedding, and he sees her struggling in high heels. She looks exactly what her mom always wanted her to look like, but he sees that she’s not being herself, and he calls her out on it.
2. Love is knowing and supporting each other’s dreams
Little Quincy can’t fathom a girl being good at basketball, but he understands Little Monica is passionate about the sport. His connection to basketball is mostly because he wants to feel connected to his father.
When they’re in high school, Monica struggles to showcase her talent and might not get recruited for college. Quincy suggests she tones it down on the court, not because he wants to control her, but because he understands she’s getting in her own way to get what she wants. Yes, like she said, it’s unfair that male players can talk trash and she must act like a lady, but it is what it is.
This point is totally up to interpretation, but why does Quincy wait for Monica to get her letter of admission to tell her he’s also going to USC? Obviously, when she asks him to read her letter, he already knows which college he’s going to attend. I want to believe he was as anxious as she was because he wanted to be with her.
When they’re in college, Monica doesn’t have it easy like Quincy, but he still listens to her complaining. They do their post-workout session together. We only get one sequence, but the way it’s filmed shows it’s routine for them… He could have been with his teammates, but he willingly stays with her.
When they’re adults, she visits him at the hospital. He wants to call her out on quitting basketball, but his fiancée interrupts him.
When they’re married, she gets to play basketball at a professional level, and he’s right there by the court, with their daughter, applauding her for living her dream life.
3. Love is giving each other the space you need
When they’re in high school, honesty is the baseline of their dynamics. They call each other out on when they don’t act right, but they let it go when the other can’t handle it. We see it in the car scene. Monica punches Quincy, she talks back. Their friendship isn’t based on the fact that they agree on everything. Their friendship is based on mutual support, even when they disagree.
When they’re in college, he crashes out. While he should have communicated how much he needed her presence, he doesn’t stand in her way either. He doesn’t emotionally manipulate her to stay by his side past her curfew. In their circumstances, they’re both right in the way they deal with the situation. Everything isn’t always black and white. Two truths can coexist at the same time. What’s important is that Monica never betrays herself, no matter how much she loves Quincy.
When she visits him at the hospital, he reminds her that he tried to contact her while she was in Europe. She’s the one who never returned his calls, but she says her answering machine was messing up…
He doesn’t believe her, and we don’t believe her. But he lets it go because he respects her choice. She was rightfully mad after the way things ended between them, but they were friends first. As a friend, he tried to be there for her while she was away, and she ignored him.
4. Love is knowing when to lead and when to be led
They’re both emotionally immature. Their love story is set in the 90’s… Can we please stop projecting our 2020’s view on how they should have done this, they should have done that? Can we focus on what they get right?
When they’re in high school, Monica is the one kissing him first. Monica is the one deciding to have sex with him. He doesn’t rush her. He practices safe sex. I love how, although there was no discussion between them, there’s no question that this isn’t the right way for things to be. Quincy and Monica show what the basic standard should be when it comes to being a responsible person in this matter. If you feel grown enough to lie down with someone, you should care enough to protect yourself. That’s why I still can’t believe Keisha’s sexuality was treated so poorly in “Forever”.
When they’re in college, again, this point is up to interpretation, but the curfew scene is the first time that Monica can’t be there for him. Back in high school, they used to spend the whole night together in moments where he couldn’t deal with his family issues. That’s why he never got to build healthy coping mechanisms on his own.
Reminder, they’re barely 18/19 here. They’re at the baby stage of their adult life. It’s the 90’s, a time in which we didn’t talk about love and communication as openly as we do now. Their parents demonstrate different dysfunctional dynamics. That’s why I love the breakup scene. Some people say she’s begging Quincy in this scene. All I see is a young woman expressing her needs and inviting her partner to express his. That’s not what I call begging. Monica clearly sets her boundaries. But when she backs down because she’s young and in love, Quincy doesn’t let her. He knows she’s right, but he’s not capable of being the man he should be (he says he has a lot to deal with and he can’t be there for her either), so rather than hurting her more or being a burden to her, he respects her boundaries… And this is something that all real couples must deal with at some point. When one is going through some personal life-changing circumstances, what kind of support is needed? I think Quincy is mostly scared of figuring out the answer because this is brand new territory for him. He doesn’t have control over the situation, and he has no blueprint. Breaking up at this point is the best option for both of them. He jumps on the opportunity when she suggests it because he can’t do it himself, but he doesn’t want to stand in her way either.
When they’re adults, Monica confronts him about his feelings. People get triggered because they see a woman chasing after a man who is engaged to a woman he isn’t in love with. I see Monica stepping into the space he created for her to come to him. Why does he stay at his mom’s house instead of staying at his place? Why does he share that he isn’t honest with his fiancée about the life he wants to live? Why does he accept this silly game when he knows he’s about to get married in two weeks? Because, yay for patriarchal norms being followed, he has already chosen her. Why not speak up sooner? Because she has been ignoring him for five years…
Again, this point is up for debate, but the short sequence at the hospital shows that Kyra may be a good woman, but she isn’t the right woman for Quincy, regardless. And he knows it. While I understand the collective compassion for her, I’m so confused why people don’t celebrate the fact that she escaped a loveless marriage… Back to the climax of the film. What I see is Monica not letting him walk away when he isn’t in the right state of mind, like she did five years ago. What I see is Monica calling him out, as she always did, when he wasn’t acting right. Basketball is their love language. I don’t know why this sequence is called cringe now, when we see how much they struggled to communicate with words for nearly 2 hours… He had the right to express his frustration as much as Monica did. The fact that he takes their 10-minute game to figure out if Monica is the future he still wants is the bare minimum after her ignoring him for 5 years.
5. Love is accountability (and it goes both ways)
I think people calling Quincy toxic now are proving that we still don’t know how to handle Black men’s feelings. We want them to express how they feel, but when they do, we rush to criticize them and to tell them they shouldn’t feel how they feel. The story carefully builds Quincy’s character to show his struggle to become a man. He might not be a gentleman. He might not be a gentle bad boy. He’s definitely not a sweet nerd. Teen Quincy and College Quincy are in the middle between these Hollywood stereotypes that won’t allow boys to be vulnerable. Especially for Black boys. So when he crashes out and ends up disrespecting Monica, he is wrong, but he keeps the disrespect at a level they can overlook without hurting their ego too much. For instance, he could have slept with other women and even brought up a child in the mix. He did not. Here’s the video essay of F.D Signifier from 2021 that breaks down how Quincy is one of the rare nuanced representations for Black men. I don’t agree with everything, but what I disagree with is based on the interpretation that Gina Prince-Bythewood purposely leaves open.
Maybe we’re missing an apology scene or at least some kind of discussion around Quincy’s behaviour in college to prove to the audience that he’s aware of his erratic behaviour. Maybe in 2000, this kind of scene with a young Black man being vulnerable didn’t seem necessary. However, the fact that he left her voice messages she ignored leaves the door open to think he did apologize to her, or at least wanted to. He did Monica wrong, but life kept him accountable. He had to rebuild himself without her. He tried his best to follow his father’s footsteps and be the man his father wasn’t. His pro career didn’t go well, but he didn’t find himself forced into marriage because he got someone pregnant. Still, it wasn’t his path, and he finally understood that. That’s what adulting is about. On the other hand, Monica thrived. She won championships in Europe, dated a little. So when she came back to the US, Quincy was more of an excuse than a reason. That’s another point up for debate, but Monica had already accomplished everything that a female player could accomplish at that time anyway, and she didn’t enjoy being overseas! So, Quincy holds her accountable for her to live her dream, and Monica does the same for him.
Bonus. Love is being intentional
I feel like people are mad at Monica for getting the marriage, the cute daughter, and her dream career as a basketball player without being self-sacrificing… It isn’t because being single and/or childfree is the new hot topic on social media now that women should be ashamed of wanting to be partnered and to become mothers. I’ve noticed that “Waiting to Exhale” is also getting some backlash now because the characters want to love and be loved… The characters can provide for themselves, so why can’t love be their focus at this stage of their lives? When has wanting to love and to be loved become embarrassing? Not compromising your dreams doesn’t mean you must pay the price of never knowing romantic love and/or becoming a parent.
“Love & Basketball” shows us that life is about going for what you want, regardless of what society deems appropriate. Maybe people are uncomfortable with Monica following what she wants because she’s a woman. At the end of the day, she wins in a way that society tells us is impossible. In my mind, I can’t see why Monica and Quincy would get a divorce after what they went through to be together, but in the grand scheme of things, let’s say they’d end up getting a divorce, I believe they’d be great co-parents because they always cared about each other’s happiness, even if it meant being without each other.
So “Love & Basketball” isn’t about grand gestures. There’s no big love confession from the man and there’s no big scene of despair with the female lead unable to move on with her life. And Monica, despite going against gender norms, never has to change for Quincy to love her. It’s not a Hollywood fairy tale. It doesn’t fit the Hollywood definition of a love story. It doesn’t disguise toxicity as ideal love. Both characters have “toxic” behaviors because it’s their first relationship. The film leans into it to show how you can navigate around this “toxicity” and grow out of it. Maybe the backlash the film gets now is because we spent the past 20 years praising it without actually talking about what makes it such a good coming-of-age story. The fact that we still keep talking proves that this film is a classic.
“Love & Basketball” encapsulates a time that is gone, but we shouldn’t forget. It allows us to see how much progress we’ve made. It reveals the small ways in which Black kids and teenagers were taught about love through dysfunctional family behaviors. It highlights how adulting is about deconstructing what we thought love was and writing our own definition. And it’s HARD. No one gets it right every time, but everybody must figure out what works for them. That’s what love is about.

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