Dans ma jeunesse qui me paraît de plus en plus lointaine, j’ai dansé sur Dancehall Queen et me suis égosillé en faisant les “yeeaah aaaah”, les “dynamite”, seuls mots que je comprenais à part dancehall queen.  J’ignorais totalement que c’était la chanson-phare de la bande-originale d’un film. Comme je suis dans mon trip jamaïcain, ce sera ma review cinéma du mois d’août. 

Après Nèg maron et Tropiques amers, intéressons-nous au film Case Départ. La polémique que le film a déclenchée dès le tournage montre à quel point le sujet de l’esclavage est sensible pour notre génération du début du XXIe siècle. Au-delà de l’aspect comédie et de la question “peut-on rire de l’esclavage” parce que ce n’est clairement pas le propos du film, on peut quand même s’interroger sur la façon dont le film perpétue ou change l’approche française dans la représentation de l’esclavage aux Antilles.